Santé
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Contraception ? Y'a pas que la pilule dans la vie...
Introduction
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Nous n'avons pas toutes et tous les mêmes modes de vie, la même vie sexuelle. Pourquoi devrions-nous, alors, avoir la même contraception ? À la différence des générations de femmes et d'hommes qui nous ont précédés, les luttes des femmes et les progrès scientifiques et médicaux nous garantissent un vaste éventail de moyens de nous protéger des grossesses non désirées. Certaines ont fait leur temps et ne méritent pas le nom de contraception, tant elles ont échoué (courbe de températures, coït interrompu…), d'autres sont des stars incontournables (pilule, préservatif…), d'autres injustement dédaignées (Dispositif Intra Utérin ou stérilet), d'autres enfin n'ont pas encore acquis la notoriété qu'ils méritent.
Les prescripteurs de la contraception, les médecins, s'en tiennent souvent à proposer aux femmes les contraceptifs les plus courants. Pour en obtenir un autre, il faut bien souvent le demander.
La contraception, ce n'est pas qu'une histoire de femme !
La contraception n'est pas seulement l'affaire des femmes. En couple, elle implique les deux partenaires. Et pour les relations plus intermittentes, et dans leur intérêt, il est fortement conseillé aux hommes de se renseigner sur la contraception de leur partenaire. Et ne jamais oublier que le préservatif permet aussi aux hommes d'être acteur de la contraception !Le modèle contraceptif français
- L'enquête LMDE sur la santé des étudiants de 2008 a montré que 3/4 des étudiantes prennent la pilule, et 87 % utilisent le préservatif comme moyen de contraception. Les autres moyens de contraception sont très peu utilisés.
- Le manque d'information empêche ainsi les femmes de recourir à l'utilisation de certaines méthodes contraceptives.
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Choisir sa contraception selon sa vie affective et sexuelle
J'ai une vie sexuelle régulière :
Et des partenaires multiples
La prévention des grossesses non désirées n'est pas dissociable de la prévention des Infections Sexuellement Transmissible. Aucune contraception n'exonère de l'usage du préservatif. Pour vous c'est capote ou capote+contraception.Et une relation stable
Après avoir, avec votre partenaire, vérifié votre séronégativité au virus du SIDA par un test de dépistage, vous pouvez renoncer au préservatif. Il ne faut pas hésiter à proposer le test du HIV à son partenaire et ne pas avoir peur que cette demande soit synonyme d'un manque de confiance. Bien au contraire, c'est le signe de la volonté de s'inscrire dans une relation stable et sereine.Les contraceptions adaptées :
Je pense à ma contraception chaque jour
La pilule contraceptive : un comprimé à prendre chaque jour à heure fixe, pendant les 21 jours du cycle ou pendant 28 jours, selon le type de pilule (de 2 à 12 euros par mois ; le remboursement varie selon le type de pilule ; elle est gratuite pour les mineures dans les centres de planification).On parle souvent de « la pilule » mais en réalité, il en existe de plusieurs sortes. On peut les classer en deux catégories : les pilules œstroprogestatives et les pilules progestatives (ou micropilule).
Les premières bloquent l'ovulation, modifient la muqueuse utérine et la glaire cervicale. Les micropilules elles, agissent uniquement sur la glaire afin d'empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l'utérus.
Parmi les pilules oestroprogestatives, il existe des variations dans le type d'hormones utilisées, ainsi que dans le dosage de celles-ci. D'où le nom de 2e et 3e génération, qui qualifie les pilules en fonction de leur dosage.
La pilule, c'est pas tombé du ciel
La contraception orale existe déjà depuis 45 ans ! La pilule a été une révolution pour les femmes : pour la première fois, elles contrôlaient leur fertilité et la sexualité ne rimait plus avec maternité. Un pas important dans leur processus d'émancipation et le droit à disposer de leur corps !Cette conquête fut le fruit de combats très durs face à une classe politique majoritairement masculine et peu sensible à la question de l'émancipation des femmes. En voici un rapide historique :
- 1920 : loi interdisant l'information sur « les moyens anticonceptionnels ».
- 1965 : diffusion clandestine des premières pilules en France.
- 1967 : loi Neuwirth autorisant la fabrication et la délivrance de contraceptifs sur prescription. À ce moment-là, les médecins ne la prescrivent qu'aux femmes mariées et ceux qui la prescrivent aux femmes célibataires subissent de fortes pressions. La pilule devient alors un symbole de la liberté de la femme.
- 1974 : la contraception est remboursée par la sécurité sociale et peut être délivrée aux mineures sans autorisation de leurs parents.
Cette conquête arrachée de haute lutte doit donc être perpétuellement défendue !
Je pense à ma contraception une fois par semaine.
Le patch contraceptif : il est collé sur la peau et renouvelé chaque semaine pendant 3 semaines (15 euros par mois, non remboursé).Je pense à ma contraception une fois par mois.
L'anneau vaginal : à placer soi-même au fond du vagin, comme un tampon périodique. Il reste en place pendant 3 semaines, puis on le retire, de la même façon, au début de la 4e semaine (16 euros par mois, non remboursé).Je pense à ma contraception une fois tous les 3 ans.
L'implant contraceptif : un bâtonnet cylindrique de 4 cm de long et 2 mm de large, inséré sous la peau du bras, sous anesthésie locale. La pose dure quelques minutes. Son efficacité est de 3 ans et il peut être retiré à tout moment par un médecin (125 euros pour 3 ans, remboursé à 65 %).Je pense à ma contraception tous les 4 ans.
Le stérilet ou DIU (Dispositif Intra Utérin) : il en existe de deux types, avec ou sans progestérone. Le DIU au cuivre est un petit dispositif de moins de 4 cm de long, composé de plastique et recouvert de cuivre : c'est le cuivre qui est contraceptif (il est spermicide, ce qui signifie qu'il détruit les spermatozoïdes avant qu'ils aient traversé l'utérus). Le DIU hormonal contient une hormone progestative délivrée en petite quantité pendant la durée du port du stérilet et au maximum pendant 5 ans. L'efficacité des deux dispositifs est très grande.Sa pose dure quelques minutes et il peut être enlevé à tout moment par un médecin (DIU au cuivre 27 euros, DIU hormonal 126 euros, remboursé à 65 %, gratuit pour les mineures dans les centres de planification familiale).
Stérilet ou DIU, les idées fausses ont la vie dure
50 % des Français croient que le stérilet est réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants. C'est FAUX. Le stérilet ne favorise ni les infections, ni la stérilité, ni les grossesses extra-utérines.Le coût des moyens de contraception
L'accès à la contraception de son choix est une question d'information mais aussi de coût. Aujourd'hui tous les modes de contraception ne sont pas remboursés de la même manière (voir pas du tout), alors qu'ils ont prouvé leur efficacité. La LMDE demande leur remboursement à 100 %, afin que le manque de moyens ne soit pas un obstacle au choix du moyen de contraception.En l'absence de prise en charge totale par la sécurité sociale, la LMDE met en place une offre de complémentaires permettant à chaque étudiant(e) de se faire rembourser sa contraception. Toutes les complémentaires prennent en charge un forfait de 55 euros par an pour les pilules de troisième génération, le patch contraceptif et l'anneau vaginal, et 10 euros par an pour les préservatifs masculins et féminins. Il existe aussi un Plus LMDE, permettant de compléter les remboursements des mutuelles parentales qui ne prennent pas toujours en charge ces besoins.
J'ai une vie sexuelle intermittente :
- D'abord et bien sûr, le préservatif qui protège de tout : les grossesses non désirées, les IST et le VIH.
- Tous les contraceptifs « au long cours » (voir vie sexuelle régulière).
Mais il existe aussi des contraceptifs « one shot », adaptés à la circonstance :
- Le préservatif féminin : il se place dans le vagin et peut être installé plusieurs heures avant le rapport sexuel. Prenez le temps de le poser et faites-le lors d'un moment de tranquillité. Avec le préservatif masculin, il est le seul contraceptif qui protège aussi des IST et du VIH (8,70 euros la boîte de 3, non remboursé).
- Le diaphragme : petite coupelle en silicone ou en latex qui se place dans le vagin et s'utilise associé à une crème spermicide (de 40 à 45 euros). La cape cervicale : un dôme très fin, en silicone, qui vient recouvrir le col de l'utérus (60 euros). L'un et l'autre peuvent être posés plusieurs heures avant le rapport sexuel ; il est très important de les conserver en place pendant 8 heures après le rapport. Ces deux contraceptifs sont réutilisables.
- Les spermicides : sous forme de gel, d'éponge ou d'ovule. Ils se placent dans le vagin juste avant chaque rapport et détruisent les spermatozoïdes. Net avantage pour l'éponge qui a une efficacité de 24 heures et peut être placée bien avant le rapport et conservé ensuite (7 à 16 euros).
Choisir sa contraception selon ses traits de caractère
Je suis du genre qui ne rate jamais un train et n'oublie jamais un anniversaire !
La pilule est faite pour vous, même celle qui doit être prise à heure fixe !Mais les autres contraceptifs vous conviennent sans doute aussi. Qui peut le plus peut le moins !
Je ne me souviens même pas de mon propre numéro de téléphone et ne sais jamais quel jour on est !
Peut-être serait-il raisonnable d'éviter la pilule et de favoriser les contraceptions au long cours, comme le DIU (stérilet), l'implant, l'anneau vaginal ou le patch ! Ou encore les contraceptifs locaux.Choisir sa contraception selon son signe astrologique ?
Vous n'y croyez pas ?
Et vous avez bien raison ! Pas plus fiable que les lunes, la méthode Ogino, les courbes de température ou le coït interrompu : le Moyen Âge de la contraception !
Et vous avez bien raison ! Pas plus fiable que les lunes, la méthode Ogino, les courbes de température ou le coït interrompu : le Moyen Âge de la contraception !
Comment et auprès de qui se faire prescrire une contraception ?
Ce sont les Centres de Planification Familiale, les médecins généralistes, les gynécologues ou les sages-femmes qui vous renseigneront et prescriront votre contraception. N'hésitez pas à vous munir de ce guide et à dire « je veux celle-ci ».
Bien sûr, ils peuvent en discuter avec vous et vous aider, mais les femmes sont aussi capables de déterminer elles-mêmes la contraception qui leur convient le mieux.
Bien sûr, ils peuvent en discuter avec vous et vous aider, mais les femmes sont aussi capables de déterminer elles-mêmes la contraception qui leur convient le mieux.
Quel que soit le suivi médical qu'exige votre mode de contraception, il est vivement recommandé d'effectuer un frottis du col de l'utérus tous les deux ans.
Le Planning familial, qu'est-ce que c'est ?
La hantise d'une grossesse non désirée inhibait la sexualité des femmes et que les grossesses à répétition pénalisaient les plus démunies, la conquête de la contraception a bouleversé la société toute entière. Alors que la contraception est encore interdite et que l'avortement est considéré comme un délit, le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) voit le jour en 1956 dans la quasi-clandestinité sous le nom de « Maternité Heureuse », à l'initiative de quelques femmes et hommes bien décidés à faire changer la loi de 1920. Les différentes lois arrachées de haute lutte par les féministes légalisant la contraception et l'avortement ont permis aux femmes de passer d'une maternité contrainte à une maternité choisie, franchissant ainsi un cap vers l'émancipation et l'implication dans la vie sociale, professionnelle et politique.Si le MFPF s'est avant tout illustré dans son combat pour la contraception et l'émancipation des femmes, il s'inscrit aujourd'hui dans un combat plus large pour une société plus juste, fondée sur la mixité, l'égalité, la laïcité et le respect, via des permanences et des consultations gratuites, des actions d'information des jeunes et de sensibilisation et d'interpellation des pouvoirs publics.
Le Planning familial en danger !
L'action essentielle du Planning familial est remise en cause par le manque de moyens qui lui sont alloués et par les lobbies « anti-avortement ». L'État se doit d'assurer sa responsabilité en termes d'information, de prévention et d'éducation à la sexualité et cela passe par un financement suffisant et pérenne des structures qui jouent ce rôle. De plus, de nombreuses associations remettent régulièrement en cause les droits à la contraception, à l'avortement et à l'éducation à la sexualité par leurs actions : lobbying parlementaire, désinformation sur les conditions et les conséquences de l'avortement, dégradation d'accueil du MFPF, etc.Il est donc nécessaire de défendre les associations comme le Planning Familial qui luttent au quotidien pour le droit des femmes et qui jouent un rôle majeur dans l'information et l'accès à la contraception !
J'ai eu un accident de contraception, je ne portais ni casque, ni ceinture de sécurité
J'ai oublié ma pilule
D'abord, vous devez identifier (voir la notice dans la boîte) s'il s'agit d'une pilule progestative ou œstroprogestative. Pour vous aider, en principe, les pilules qui doivent être prises à heure fixe sont des pilules microdosées et progestatives.
S'il s'agit d'une pilule progestative, et si l'oubli date de moins de 3 heures, prenez immédiatement votre pilule et continuez ensuite la plaquette normalement. S'il s'agit d'une pilule œstroprogestative, et si l'oubli date de moins de 12 heures, prenez immédiatement votre pilule et reprenez ensuite la plaquette selon le rythme normal. Vous pouvez donc prendre 2 pilules au cours de la même journée.
Si vous avez dépassé les 3 heures pour une pilule progestative et les 12 heures pour une pilule oestroprogestative et si vous n'avez pas eu de rapport sexuel : Vous continuez la plaquette de pilule après avoir pris immédiatement celle que vous avez oubliée et si l'oubli a eu lieu lors des 7 derniers comprimés de la plaquette, vous enchaînez directement la plaquette suivante, sans interruption.
Si vous avez dépassé les délais respectifs de 3 heures et de 12 heures, et si vous avez eu un rapport sexuel au cours des 5 jours précédents l'oubli, vous continuez la plaquette comme ci-dessus et vous prenez une contraception d'urgence (pilule du lendemain).
Au cours des 7 jours consécutifs à l'oubli de pilule, utilisez un préservatif.
Le préservatif a craqué ou j'ai eu un moment d'absence et pris tous les risques
Utilisez la pilule du lendemain, un comprimé à prendre dans les 72 heures qui suivent le rapport sexuel et qui est délivré en pharmacie avec ou sans ordonnance.La pilule du lendemain
Depuis 2001, la contraception d'urgence est en vente libre en pharmacie (sans prescription). Elle est gratuite pour les mineurs et également disponible en infirmerie scolaire et dans de nombreuses MPU (Médecines Préventives Universitaires).En cas de difficultés pour vous la procurer, n'hésitez pas à contacter le Planning Familial.
Et la pilule du surlendemain
Une nouvelle pilule surnommée « pilule du surlendemain » car utilisable jusqu'à cinq jours après un rapport à risque de grossesse non désirée. Elle est disponible depuis la mi-décembre 2009 en France. Son prix est de 30 euros.
ATTENTION : contrairement à la pilule du lendemain, cette pilule n'est accessible que sur ordonnance : il faut donc ajouter à son prix le tarif de la consultation chez le médecin traitant ou non. Sa durée d'efficacité est de 120 heures (cinq jours). Une durée qui correspond théoriquement à la durée de vie des spermatozoïdes.
Les signes trompeurs
Les règles peuvent persister durant les premiers mois de grossesse : ce ne sont donc pas un signe fiable d'absence de grossesse. Il faut donc dans tous les cas prendre une pilule du lendemain et faire un test de grossesse par prise de sang, 15 jours après le rapport sexuel non protégé.Si votre partenaire n'est pas votre partenaire habituel (celui dont la séronégativité a bien été constatée à l'occasion d'un test de dépistage), prenez contact avec le centre dépistage le plus proche qui vous indiquera dans quel délai vous devrez effecteur un test de dépistage.
VIH : en cas de prise de risques, réagir le plus rapidement possible
Dans les heures qui suivent la prise de risque, au maximum dans les 48 heures, vous devez réagir très vite afin de bénéficier d'un traitement d'urgence qui peut éviter l'infection par le virus du SIDA. Adressez-vous à l'hôpital le plus proche, au service des consultations SIDA, ou aux urgences. Vous pouvez également vous rendre au CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit) le plus proche de chez vous ou contacter Sida Info Service (0800 840 800, 24 h/24, 7 j/7, appel gratuit et anonyme).Faites ensuite un test de dépistage du VIH dans un CDAG ou en laboratoire (gratuit si prescrit par un médecin).
À savoir : pour obtenir un résultant concluant à un test HIV, il faut l'effectuer trois mois après le rapport à risque.
Je suis enceinte et je ne veux pas poursuivre cette grossesse
Il vous faut consulter très rapidement un médecin ou un centre de planification familiale afin d'entreprendre les démarches nécessaires pour pratiquer un avortement. L'avortement doit être pratiqué avant la fin de la 12e semaine de grossesse, soit 14 semaines d'absence de règles (aménorrhée).
Deux méthodes sont possibles. Le choix dépendra d'abord de la date du début de la grossesse, mais :
- Si la grossesse ne dépasse pas 7 semaines d'aménorrhées, on peut pratiquer un avortement médicamenteux (RU 486). Ce type d'avortement ne nécessite pas forcément une hospitalisation. Il peut être pratiqué en hôpital, dans un cabinet de ville ou dans un centre de planification.
- Si la grossesse dépasse 7 semaines d'aménorrhées : on pratique un avortement par aspiration et curetage. Ce type d'avortement se pratique uniquement en hôpital ou en clinique.
Les procédures relatives à l'avortement sont assez strictes : deux consultations médicales obligatoires espacées d'une semaine ; il est donc recommandé de ne pas du tout tarder à prendre rendez-vous. À certaines périodes et dans certaines zones, le délai d'attente pour le premier rendez-vous peut être un peu long.
En cas de problème pour trouver une structure ou en cas de dépassement de délai, contactez le plus rapidement possible le Planning familial.
Avortement, un choix, un droit, une liberté
Faire un enfant est un choix. Si vous tombez enceinte, personne ne peut vous imposer de poursuivre ou non cette grossesse (famille, partenaire, médecins, etc.).N'hésitez pas à vous informer auprès de plusieurs acteurs et à consulter différents professionnels de santé. Le Planning familial vous propose des consultations gratuites (médecins, gynécologues, sages-femmes, psychologues) ainsi que des groupes de paroles pour vous soutenir dans vos démarches et vous aider dans ce choix.
Avortement, une liberté fragile
L'avortement a fait l'objet de luttes très fortes de la part des mouvements féministes. Dès les années 1970, des organisations comme le MLF (Mouvement de Libération des Femmes), le MFPF, le MLAC (Mouvement de Libération de l'Avortement et de la Contraception) et la MNEF (Mutuelle Nationale des Étudiants de France) se sont organisées pour permettre aux femmes d'avorter dans la clandestinité. L'avortement n'a été légalisé qu'en 1975, et il a fallu attendre 1982 pour qu'il soit remboursé par la sécurité sociale.Pourtant, contrairement aux idées reçues, l'avortement est toujours une liberté fragile : manque de structures, manque de moyens, possibilité des médecins de refuser de pratiquer un avortement en opposant à la femme une « clause de conscience », pression sociale, regain des lobbies anti-avortement, souvent traditionalistes et intégristes, sont autant d'attaques, directes ou indirectes, contre ce droit qui doit être perpétuellement défendu.
Liens utiles
Le Planning Familial
www.planning-familial.orgTrouvez les adresses et les numéros de téléphone des 180 centres d'information et de planification sur www.planning-familial.org/annuaire/index.php
La CADAC (Coordination des Associations pour la Défense de l'Avortement et de la Contraception)
www.cadac.orgL'ANCIC (Association National des Centres d'Interruption de grossesse et de Contraception)
www.ancic.asso.frCampagne de l'INPES « La meilleure contraception, c'est celle qu'on choisit »
www.choisirsacontraception.frLes plateformes téléphoniques régionales d'information
- Alsace : 03 88 32 28 28 le matin / 03 89 42 42 12 l'après midi
- Aquitaine : 0810 025 025 (n° Azur)
- Auvergne : 04 73 75 01 62
- Bourgogne : 03 80 29 52 23
- Bretagne : 0800 800 648 (n° Vert)
- Centre : 0800 881 904 (n° Vert)
- Champagne Ardenne : 0820 331 334 (n° Indigo)
- Corse : 04 95 50 54 18
- Franche-Comté : 03 81 81 48 55
- Ile-de-France : 01 47 00 18 66 et 0800 803 803 (n° Vert)
- Languedoc-Roussillon : 04 67 99 33 33
- Limousin : 0810 025 025 (n° Azur)
- Lorraine : 0810 122 128 (n° Azur) ou 03 87 69 04 77
- Midi-Pyrénées : 0800 80 10 70 (n° Azur) ou 05 61 77 50 77
- Nord-Pas-de-Calais : 03 20 15 49 32
- Basse-Normandie : 02 31 82 22 22
- Haute-Normandie : 02 35 73 74 88
- Pays de Loire : 0800 834 321 (n° Vert)
- Picardie : 03 22 72 22 14
- Poitou-Charentes : 05 49 44 46 46
- Provence-Alpes-Côte d'Azur : 0800 105 105 (n° Vert)
- Rhône-Alpes : 0810 810 714 (n° Azur)

