Cannabis

Quelques chiffres…

Selon l'enquête ENSE1 conduite par la LMDE en 2005, 43 % des étudiants déclarent avoir déjà consommé du cannabis, au moins une fois au cours de sa vie.
7 % des étudiants ont déclaré en consommer tous les jours, ou « régulièrement » et 11 % « de temps en temps ».
63 % des filles et 59 % des garçons en ont d'ailleurs consommé « pour essayer »
52 % déclarent fumer pour rigoler
22 % « pour faire comme les autres »…
Cependant la majorité des étudiants (63 %) ne consomment pas et n'ont jamais consommé de cannabis.
Les étudiants qui consomment tous les jours ou régulièrement du cannabis, le font plus souvent :
  • pour déstresser,
  • pour oublier les soucis,
  • pour s'endormir.
Banalisé, le joint n'en est pas pour autant anodin. Sa production est soumise aux lois du profit : il n'est pas rare que, pour être plus lourd, le produit soit coupé de substances chimiques peu appétissantes, (henné, cirage, paraffine, excitants). Quant à ses effets, chacun réagit différemment selon son état physique et psychique, le contexte.
Les effets varient en fonction de la concentration du produit :
  • Sensation de détente, légère euphorie, envie spontanée de rire, somnolence
  • Augmentation du rythme du pouls (palpitations)
  • Ralentissement des réflexes ou excitation
  • Stimulation de l'appétit, bouche sèche, yeux rouges
  • Modification de la perception ou de l'attention
Dans tous les cas, après la consommation, ne pas conduire ou reprendre une activité à responsabilité ou à risques.
Alcool, tabac, cannabis… aucun de ces produits ne se consomme sans risques !

Dépendance, risques cancérigènes. Connaissez-vous bien les risques liés au cannabis ?

Alors que 70 % des étudiants s'estiment bien informés sur les risques liés au cannabis, seulement 23 % des étudiants interrogés répondent que la consommation de cannabis entraîne un risque cancérigène.
31 % ne savent pas que la consommation de cannabis peut entraîner une dépendance.
Le cannabis, généralement mélangé au tabac, entraîne une dépendance physique et psychique rapide et forte, due au principe actif le THC, et contribue au développement des cancers bronchiques.

Effets sur le cerveau

  • Le cannabis peut entraîner une dépendance psychique due au principe actif, le THC.
  • Il nuit à la mémoire immédiate ; l'association avec l'alcool multiplie le risque des « mini-amnésies séquentielles », des trous de mémoires répétées. L'Alzheimer dès 20 ans !
  • Un usage intensif peut entraîner une modification de la perception et de la conscience de soi, anxiété, déprime, démotivation, sentiment de persécution et peut favoriser l'apparition de troubles psychiques ou psychiatriques, hallucinations visuelles (= psychose cannabique). En dérégulant l'action des neurotransmetteurs, il altère l'équilibre délicat existant entre le centre du plaisir et le centre de la décision, réflexion.
C'est ce qui explique le ralentissement de l'intérêt intellectuel, une certaine indifférence, l'éloignement de la vie sociale, des périodes d'euphorie suivies de périodes d'apathie et de dépression de plus en plus longues.
Le cannabis ne stimule ni le dynamisme intellectuel ni l'activité physique, mais rend à terme un peu niais et très mou !
Les effets de la consommation de cannabis peuvent vous faire oublier de prendre soin de vous, de mettre un préservatif pendant vos relations sexuelles, et multiplie les situations à risque : conduite d'un véhicule, activités à risques…

Le cannabis et le Code Pénal

En 2008, les services de police ont procédé à 133 160 interpellations pour usage de cannabis, ce nombre est en hausse constante depuis plus de 20 ans.
Le Code Pénal ne distingue pas le cannabis d'autres drogues.
Cannabis et usage
Le consommateur encourt jusqu'à un an d'emprisonnement et/ou 3 800 € d'amende. L'usager revendeur, est puni comme un « vendeur ». Le détenteur, c'est-à-dire celui qui est trouvé en possession d'un produit stupéfiant, risque des peines allant jusqu'à dix ans d'emprisonnement et/ou 7 622 450 € d'amende. Dans la pratique, les tribunaux tiennent bien sûr compte de la quantité détenue et des circonstances de cette détention.
Le vendeur ou « dealer », c'est-à-dire celui qui vend ou donne de la drogue à un consommateur, peut encourir jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et/ou 76 224 € d'amende (article 222-39 du code pénal).
Cannabis et usage au volant
La conduite sous l'emprise de stupéfiants peut être punie de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende. Si le conducteur a également consommé de l'alcool, la peine maximale d'emprisonnement est portée à trois ans et l'amende à 9 000 euros. La conduite sous l'emprise de stupéfiants est également sanctionnée par la perte de six points sur le permis de conduire.
Le tribunal peut décider d'infliger une suspension du permis de conduire pour une durée pouvant atteindre trois ans, voire une annulation du permis de conduire avec interdiction d'en solliciter un nouveau pendant trois ans. Enfin, en cas de blessures ou d'homicide involontaire, les sanctions encourues sont aggravées et peuvent aller jusqu'à dix ans d'emprisonnement, 150 000 euros d'amende, l'annulation du permis de conduire et la confiscation du véhicule.

Les contrôles anti-cannabis

Les contrôles de police visant à identifier les conducteurs ayant consommé cannabis et/ou alcool sont de plus en plus fréquents. Le cannabis est en effet détectable dans la salive.

Peut-on être accro au cannabis ?

Oui ! De plus en plus de jeunes qui croyaient « maîtriser » leur consommation, constatent un jour que le cannabis est devenu leur principale activité quotidienne, qu'ils en ont oublié d'aller en cours, qu'ils ont abandonné toute activité sportive, que leurs fréquentations se sont progressivement réduites à d'autres fumeurs de cannabis et que pour consommer, ils ont mis un pied dans la production ou le trafic.
C'est le moment où il faut accepter d'être aidé.
Dans toutes les régions, il existe des consultations « cannabis » et une prise en charge spécialisée.
Pour savoir où s'adresser, consulter le site www.drogues.gouv.fr.

Contacts et liens utiles

Lignes téléphoniques
  • Écoute Cannabis 0 811 91 20 20 (de 8 h à 20 h, coût d'une communication locale à partir d'un poste fixe)
  • Drogues Info Service 0 800 23 13 13 (7 j/7, 24 h/24, anonyme et gratuit)
  • Fil Santé Jeunes 0 800 235 236 (anonyme et gratuit)