Sujet inédit 1

Énoncé

I. Connaissances
1. Pourquoi qualifie-t-on l'opposition entre les États-Unis et l'URSS de guerre « froide » ?
2. Placez chacun des mots suivants dans la colonne à laquelle il se rattache :
OTAN, Communisme, Libéralisme, Pacte de Varsovie, RFA, RDA
États-Unis
URSS



3. Reliez chacun de ces leaders anticolonialistes à son pays :
- Nehru
- Indonésie
- Gandhi
- Indochine
- Jinnah
- Inde
- Soekarno
- Pakistan
- Hô Chi Minh
- Malaisie

4. Sur le fond de carte suivant, tracez les contours des trois grandes mégalopoles.
5. Expliquez ce qu'est une FTN.
II. Étude de document
Le Moyen-Orient et le pétrole

1. Analysez la répartition des ressources pétrolières dans le monde. Qu'en déduisez-vous en ce qui concerne le Moyen-Orient ?
2. À partir de quand les prix du pétrole commencent-ils à augmenter ? Pourquoi ?
3. Quel est le niveau maximum atteint par les prix du pétrole au xxe siècle ? À quel événement correspond-il ?
4. En quoi peut-on dire que l'évolution des prix du pétrole reflète l'évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient ?

Corrigé

I. Connaissances
1. On parle de guerre « froide » pour décrire les relations entre l'URSS et les États-Unis entre 1947 et 1991 car leur opposition prend une forme originale. En effet, ces deux pays défendent des modèles radicalement opposés et des intérêts contradictoires. On peut donc dire qu'ils sont en guerre. Cependant, du fait de leur possession commune de l'arme nucléaire, qui les dissuade de s'entre-attaquer, il n'y a jamais d'affrontement militaire direct entre eux. C'est pourquoi on dit que leur opposition demeure « froide ».
2. 
États-Unis
URSS
OTAN
Pacte de Varsovie
Libéralisme
Communisme
RFA
RDA

3. 
  • Indonésie : Soekarno
  • Indochine : Hô Chi Minh
  • Inde : Gandhi, Nehru
  • Pakistan : Jinnah
  • Malaisie : X
4. 
5. On appelle firme transnationale (FTN) une entreprise qui étend son activité à l'ensemble de la planète. Plus précisément, il s'agit de grandes entreprises qui mettent à profit les écarts de développement entre les différentes parties du monde pour faire produire leurs marchandises dans des pays à faible coût de main-d'œuvre puis les commercialiser dans le monde entier.
II. Étude de document
1. Le Proche-Orient concentre plus de 60 % des réserves mondiales d'« or noir ». Cependant, on peut nuancer ce constat en rappelant que ces réserves sont très inégalement réparties au sein de la région. Un immense pays comme l'Égypte, le plus peuplé du monde arabe, en est par exemple quasiment dépourvu, de même que la Syrie, la Jordanie ou Israël. À l'inverse, de minuscules États comme Bahreïn ou les Émirats arabes unis disposent de stocks considérables qui les placent à la tête de fortunes d'autant plus colossales que le nombre des habitants à se les partager est faible. Il n'en demeure pas moins qu'à l'échelle mondiale, le Proche-Orient apparaît comme le principal réservoir de pétrole de la planète.
2. Durant les années 1950, les cours du pétrole demeurent assez faibles malgré l'agitation de la région : ni la création d'Israël (1948), ni la crise de Suez (1956) n'ont fait s'envoler les cours du pétrole. Il faut dire qu'on est à cette époque en plein âge d'or de la guerre froide et que les deux Grands veillent donc à éviter tout emballement qui leur serait nuisible. La donne change dans les années 1970 quand l'impact des crises politiques sur le prix du pétrole devient évident : la première forte hausse est liée à la guerre du Kippour (1973). On parle à son propos de premier choc pétrolier, tant le coup est rude pour les acheteurs occidentaux.
3. Le pic du prix du pétrole au xxe siècle, à 90 dollars le baril, est atteint en 1979. Il s'agit de l'année durant laquelle se produit la révolution iranienne, qui place les islamistes au pouvoir dans ce pays riche en pétrole. La dégradation rapide des relations avec les États-Unis contribue à bouleverser le marché pétrolier de façon spectaculaire.
4. En regardant de près l'évolution des cours du pétrole, on constate que celle-ci est intimement corrélée à l'histoire des conflits du Moyen-Orient. De toute évidence, dès qu'une crise agite la région, les effets s'en font ressentir sur le prix du pétrole qui part à la hausse. Il arrive même parfois, comme lors de l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990, que le pétrole soit à l'origine d'une guerre. Mais le plus souvent, le pétrole n'est qu'une « victime collatérale » de la guerre : sans en être la cause, il en devient souvent un enjeu, et ses prix s'envolent dès lors que la région est déstabilisée, menaçant l'approvisionnement mondial.