• L'Ancien Régime constitue l'ensemble des institutions qui ont existé en France durant les 14 siècles qui ont précédé la Révolution de 1789. Il se fondait sur l'autorité royale, qui reposait sur une Constitution appelée « lois fondamentales du royaume ». Le gouvernement était nommé et dirigé par le Souverain, qui pouvait réunir les états généraux, sorte d'assemblée du peuple composée des trois ordres (la noblesse, le clergé et le tiers état), à l'occasion de crises graves. Il n'existait pas d'assemblée législative, les ordonnances étant établies par le roi ; néanmoins, ces ordonnances monarchiques devaient être enregistrées par les parlements, qui constituaient les cours de justice supérieures du royaume, et qui, à cette occasion, pouvaient faire des remontrances au roi. Le parlement de Paris couvrait les deux tiers du territoire.
• Malgré une forte centralisation monarchique, les collectivités territoriales possédaient une large autonomie (qui tend à se reconstituer de nos jours) et le roi était considéré comme le fédérateur (suzerain suprême) de nombreux groupements (corporations, cours de justice, ordres religieux, pays, contrées, villes, etc.). Cette très forte disparité de conditions, ainsi que l'accumulation des privilèges octroyés aux cours des siècles précédents, provoquèrent des réactions d'opposition qui aboutirent à la Révolution française. Celle-ci instaura de nouveaux principes unificateurs et une centralisation très poussée, qualifiée de « jacobine », les partisans de cette doctrine, constituée par les membres de l'aile gauche de la Révolution, se tenant dans l'ancien couvent Saint-Jacques des dominicains.