Révisions
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Comptabilité et finance d'entreprise Terminale série STG : le programme officiel
1. Indications générales
• Le programme prend appui sur les enseignements des programmes de première spécialité « gestion » et, plus particulièrement, ceux d'« information et gestion » et de « management des organisations ».
• Les informations financières et de gestion jouent un rôle déterminant dans les processus de gestion des organisations et trouvent, pour la plupart, leur origine dans les activités de l'entreprise. Parmi ces informations, celles qui sont exprimées en termes monétaires permettent une évaluation synthétique de la situation financière et des performances de l'entreprise et prennent leur place dans les processus de prise de décision et d'analyse prévisionnelle.
• L'étude des notions relatives à la comptabilité financière et à la comptabilité de gestion, dans la continuité du programme de la classe de première, a pour but de permettre aux élèves de comprendre les fondements du traitement des données comptables et la structure normalisée des documents de synthèse. Il s'agit aussi de comprendre l'intérêt et la portée d'une analyse interprétative de ces documents, puis de la mise en œuvre de processus de calcul des coûts dans une perspective de prise de décision et enfin l'intérêt d'une démarche prévisionnelle.
2. Organisation de la comptabilité dans l'entreprise
Cette partie ne constitue pas une introduction en tant que telle, mais un rappel et un approfondissement de quelques constats faits en classe de première. L'objectif est double : établir le lien entre les programmes de la classe de première et ceux de terminale ; prendre le recul nécessaire à une représentation globale de l'organisation de la comptabilité dans l'entreprise.
2. 1. La fonction comptable dans l'entreprise
Le rattachement des différentes activités comptables à un métier doit permettre de prendre conscience de la nécessité de coordonner des activités à travers un langage commun.
2. 2. La normalisation de la comptabilité financière
L'objectif est de sensibiliser les élèves aux enjeux de la normalisation comptable.2. 3. La contingence de la comptabilité de gestion
Si la comptabilité financière est normalisée, les autres domaines de la gestion comptable sont organisés de diverses façons selon les entreprises.2. 4. Le rôle de l'informatique
L'accès à la documentation relative aux analyses, à la programmation et à l'exécution des traitements est l'une des conditions fixées par la réglementation comptable pour que l'organisation de la comptabilité puisse être tenue au moyen de systèmes informatisés. Il s'agit donc de sensibiliser les élèves aux contraintes d'organisation et aux conditions de mise en œuvre d'une informatisation de la comptabilité.3. La production de l'information financière : comptabilisation et contrôle des opérations courantes
Cette partie complète l'étude menée en première sur l'élaboration de l'information comptable. L'objectif est d'aboutir à une représentation du modèle comptable plus proche de la réalité (sans toutefois entrer dans une technicité à visée professionnelle) de façon à enrichir le travail d'analyse et d'utilisation de l'information comptable, financière et de gestion pour l'aide à la décision.
3. 1. Les clients et les fournisseurs
L'ensemble des opérations réalisées avec les tiers sera envisagé d'un point de vue analytique et synthétique de façon à créer les liens nécessaires à une représentation globale du modèle comptable :
- une première étape d'analyse des opérations et d'enregistrement dans les comptes ;
- une seconde étape où sera étudiée l'incidence de chaque opération sur le compte de résultat, la trésorerie ou le bilan.
Indications complémentaires
Les opérations courantes (livraisons de biens, prestations de services) sont étudiées en prenant en compte la TVA et sont comptabilisées au journal. Les rabais, remises, ristournes et escomptes de règlement sont étudiés. Le cas des réductions en « cascade » n'est pas traité. Les effets de commerce ne sont pas abordés.3. 2. Les fournisseurs d'immobilisations
Les immobilisations qui font l'objet d'une étude sont les suivantes : logiciels, terrains, constructions, matériels, autres titres immobilisés. Les titres de participation sont exclus de cette étude.3. 3. Les banques
L'analyse des opérations bancaires inclut l'emprunt déjà étudié en classe de première en considérant que l'action peut avoir lieu en cours d'exercice, le tableau d'amortissement étant fourni.3. 4. Le personnel et les organismes sociaux
Le calcul des charges sociales est réalisé dans des cas simplifiés :- une ligne par organisme collecteur (à savoir Urssaf, Assedic, organismes de retraite) ;
- utilisation éventuelle de taux fictifs ;
- utilisation du seul plafond Sécurité sociale.
3. 5. L'État
Le traitement de la TVA dans le programme vise à montrer qu'il s'agit d'une taxe unique, collectée par les entreprises pour le compte de l'État, supportée en définitive par le consommateur final, et fiscalement neutre en termes de trésorerie et de résultat pour ces entreprises.En cas de prestations de services (vente ou achat), on fait systématiquement l'hypothèse que le prestataire a opté pour le régime des débits afin de simplifier les calculs de TVA à décaisser. L'étude de la TVA intracommunautaire et extracommunautaire est exclue du programme de la classe terminale.
La TVA à décaisser est calculée en utilisant les règles d'arrondissement. Les illustrations peuvent faire apparaître une situation de crédit de TVA.
4. L'organisation et la gestion des systèmes comptables informatisés
Cette partie du programme vise à donner aux élèves une vision à la fois globale et opérationnelle du système d'information comptable informatisé. Elle s'inscrit dans la continuité des enseignements technologiques de la classe de première. Elle repose sur l'utilisation d'une base de données existante, permettant, par simulation, de reconstituer de manière simplifiée la logique applicative d'une application comptable (comptabilité financière, comptabilité de gestion).
4. 1. La base de données, support du système d'information comptable
La base de données relationnelle est étudiée en tant que support informatique du système d'information comptable.
La connaissance du modèle relationnel est nécessaire pour comprendre et interpréter la représentation structurée des données, conforme aux règles de gestion qui les organisent.
L'utilisation conjointe d'un requêteur graphique et du langage SQL permet la manipulation de la base de données.
La connaissance du modèle relationnel est nécessaire pour comprendre et interpréter la représentation structurée des données, conforme aux règles de gestion qui les organisent.
L'utilisation conjointe d'un requêteur graphique et du langage SQL permet la manipulation de la base de données.
Indications complémentaires
L'étude de l'organisation d'une base de données relationnelle, considérée comme support du système d'information comptable, permet d'approfondir la maîtrise des concepts du modèle relationnel abordés en classe de première. Il s'agit notamment de faire interpréter les dépendances fonctionnelles et de vérifier les principes de normalisation (1re, 2e et 3e formes normales) à partir des règles de gestion du système comptable.L'interprétation de la structure de la base de données repose sur la réalisation de requêtes, toujours associées à la recherche d'une information significative en rapport avec les besoins de la gestion comptable. La traduction du besoin d'information, à l'aide du langage SQL, reprend les acquis de la classe de première (ordres SELECT, FROM, WHERE et ORDER BY) et les complète par la mise en œuvre des clauses de regroupement (GROUP BY, HAVING) et de fonctions d'agrégats nécessaires à la consolidation des données (COUNT, SUM, AVERAGE, MIN et MAX).
L'accent doit être porté sur la phase d'élaboration de la requête (étude du résultat à obtenir, recherche des données nécessaires et de leur localisation, recherche des restrictions nécessaires, des critères correspondants…).
L'utilisation d'un requêteur graphique facilite une représentation plus intuitive de la construction de la requête.
La modification des données de la base s'appuie sur trois opérations : insertion (INSERT), mise à jour (UPDATE) et suppression (DELETE).
4. 2. Le traitement des données comptables en environnement réseau
Le traitement des données comptables est pris en charge par des applications informatiques qui, au travers de leur interface, fournissent à l'utilisateur un accès aux données qu'elles exploitent.
La distinction des différentes composantes d'une application favorise la compréhension de sa logique de fonctionnement.
La nécessité d'exploiter des données réparties dans un réseau impose d'en appréhender l'infrastructure matérielle et logicielle, support du système d'information comptable.
La distinction des différentes composantes d'une application favorise la compréhension de sa logique de fonctionnement.
La nécessité d'exploiter des données réparties dans un réseau impose d'en appréhender l'infrastructure matérielle et logicielle, support du système d'information comptable.
Indications complémentaires
L'utilisation d'un accès à une base de données distante est le moyen privilégié d'étudier l'environnement réseau (matériel et logiciel) adapté au support du système d'information comptable. Il ne s'agit pas ici d'expliquer le fonctionnement des différents composants d'un réseau mais d'en faire comprendre le rôle et de les situer dans une architecture d'ensemble.Les enjeux de la présence d'un annuaire centralisé dans le mode d'organisation de l'entreprise et son incidence sur les processus de gestion (sécurité, authentification, confidentialité, droits des utilisateurs) sont mis en évidence à partir des besoins du système d'information comptable et d'une observation des fonctionnalités du réseau.
L'observation d'applications comptables permet de mettre en évidence la présence des différents niveaux fonctionnels : présentation (interface utilisateur), logique des traitements (prise en charge des règles de gestion), gestion des données (accès, mise à jour, intégrité, sécurité).
L'extraction de données du système d'information comptable vers des logiciels bureautiques disposant de fonctionnalités de développement assisté (assistants de création de formulaires, d'états, de macro-commandes…) permet la mise en œuvre de traitements de simulation et de consolidation. Une représentation simplifiée de la logique d'un programme (à l'aide de la notation algorithmique) et de la démarche de résolution de problèmes (par l'application d'un raisonnement algorithmique) est conseillée.
5. L'élaboration des états financiers : travaux d'inventaire et application des principes comptables
Cette partie permet d'apprécier l'impact des principes comptables sur la formation du résultat et sur l'élaboration des documents de synthèse.
Elle prolonge les notions abordées dans ce domaine en classe de première.
Elle prolonge les notions abordées dans ce domaine en classe de première.
5. 1. Principe de prudence
La prudence consiste à ne pas transférer sur des exercices futurs les incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de l'entreprise. La mise en œuvre de ce principe en comptabilité participe à l'objectif d'image fidèle des comptes annuels.
Indications complémentaires
Pour illustrer la notion de plan d'amortissement, deux modalités sont envisagées : linéaire et non linéaire en fonction des données technico-économiques fournies. Les acquisitions et les cessions d'immobilisations peuvent donner lieu à un calcul d'amortissement prorata temporis. Les aspects fiscaux ne sont pas abordés.Les dépréciations d'actif qui font l'objet d'une étude sont les suivantes :
- les terrains ;
- les autres titres immobilisés ;
- les stocks ;
- les créances clients ;
- les valeurs mobilières de placement.
5. 2. Principe d'indépendance des exercices
Les différents utilisateurs de l'information comptable ont besoin d'informations périodiques. Pour cela, il est nécessaire de découper la vie continue des entreprises en périodes appelées exercices comptables. La spécialisation des exercices s'effectue par le biais des comptes de régularisation.
Indications complémentaires
L'étude des stocks et de leurs variations porte sur les marchandises, les approvisionnements et les productions de biens. Les charges à répartir sur plusieurs exercices et les transferts de charges sont exclus du programme.5. 3. La détermination du résultat et l'établissement des comptes annuels
Pour l'imposition du résultat, on se limite à un calcul de l'impôt sur les bénéfices en appliquant au résultat fiscal le taux de droit commun. Par simplification, le résultat fiscal correspond systématiquement au résultat comptable avant impôt. Les modalités de règlement de l'impôt ne sont pas étudiées.L'établissement du compte de résultat, du bilan et de l'annexe est réalisé selon le système développé, en privilégiant l'utilisation d'un progiciel comptable préparamétré.
L'étude de l'annexe est limitée aux tableaux des immobilisations, des amortissements, des dépréciations et des provisions.
5. 4. L'affectation du résultat
Au-delà de l'application de règles juridiques, la répartition du résultat procède d'un arbitrage entre la volonté des détenteurs du capital de l'entreprise de disposer immédiatement d'un revenu et l'appréciation du caractère opportun de la contribution possible du résultat au financement durable de l'entreprise.
Indications complémentaires
Le dividende ne fait pas l'objet d'une décomposition en intérêt statutaire et superdividende.En cas de perte comptable, l'étude est limitée au report à nouveau.
6. L'interprétation des états financiers
Les états financiers sont la principale source d'information chiffrée pour analyser les performances et la situation financière d'une entreprise de façon statique ou dynamique.
6. 1. L'analyse du compte de résultat : activité et profitabilité
L'analyse du compte de résultat repose sur l'étude en valeur absolue et en valeur relative des soldes intermédiaires de gestion (SIG). Ces derniers mettent en évidence une succession de marges ou d'indicateurs utiles pour l'interprétation de la formation du résultat comptable.
Dans le prolongement de l'analyse du compte de résultat, l'étude de la capacité d'autofinancement (CAF) permet d'introduire la dynamique de l'analyse des flux.
Dans le prolongement de l'analyse du compte de résultat, l'étude de la capacité d'autofinancement (CAF) permet d'introduire la dynamique de l'analyse des flux.
Indications complémentaires
L'élaboration et l'interprétation des soldes intermédiaires de gestion (SIG) prennent appui sur le tableau des SIG.Pour les indicateurs d'activité, on retient le chiffre d'affaires, la production de l'exercice et la valeur ajoutée. Pour le chiffre d'affaires, on étudie l'évolution de sa composition (nature comptable, secteur d'activité, zone géographique…). L'analyse de la profitabilité est réalisée en rapportant certains résultats au chiffre d'affaires : excédent brut d'exploitation (EBE), résultat d'exploitation, résultat courant, résultat de l'exercice. L'étude en valeur absolue des SIG distingue les indicateurs d'activité et les indicateurs de résultat. L'étude en valeur relative porte sur la profitabilité des activités par rapport au chiffre d'affaires. Une étude comparative de ces indicateurs est conduite dans l'espace (secteur d'activité de l'entreprise) et dans le temps (étude chronologique).
La capacité d'autofinancement (surplus monétaire potentiel dégagé par les activités) est calculée de façon additive (à partir du résultat de l'exercice) et soustractive (à partir de l'EBE).
6. 2. L'analyse du bilan : structure et équilibre financiers
La structure financière exprimée par un bilan dépend des caractéristiques technologiques, économiques et financières des activités de l'entreprise ainsi que de ses choix stratégiques. Le bilan permet d'apprécier la structure financière d'une entreprise et son équilibre financier à un moment donné (approche statique).
Indications complémentaires
Une seule approche de l'étude de l'équilibre financier est retenue, l'analyse fonctionnelle. Les retraitements sont exclus pour l'élaboration du bilan fonctionnel. En cas de présence de valeurs mobilières de placement (VMP), celles-ci sont rattachées à la trésorerie active.Pour l'analyse du besoin en fonds de roulement (BFR), on distingue l'exploitation et le hors exploitation en ventilant les créances et les dettes ou en utilisant un bilan présenté en système développé. L'équilibre financier n'est apprécié qu'à partir de la relation fondamentale de trésorerie : (trésorerie nette = fonds de roulement net global − besoin en fonds de roulement).
6. 3. L'analyse de la rentabilité
Les états financiers permettent d'apprécier la profitabilité des activités mais également la rentabilité des capitaux investis et celle des capitaux propres.
Indications complémentaires
La réflexion sur la performance de l'entreprise est introduite à l'aide des notions d'efficacité et d'efficience. L'étude est ensuite limitée à l'analyse des performances économique et financière. Elles sont exprimées par des indicateurs chiffrés qui ont pour objet d'apprécier l'efficacité et l'efficience de l'entreprise dans l'utilisation de ses ressources et compte tenu de la nature de ses activités et de ses objectifs stratégiques.On établit la distinction entre l'utilisation des capitaux investis et leur financement (capitaux propres et endettement financier).
La rentabilité économique, c'est-à-dire la rentabilité des capitaux investis, est déterminée uniquement avant impôt. Elle est mesurée par le ratio : résultat d'exploitation / capitaux investis. Les capitaux investis sont appréhendés par le total suivant : immobilisations brutes d'exploitation + BFR d'exploitation brut. Par souci de simplification, on utilise les capitaux investis déterminés à la clôture de l'exercice.
La rentabilité financière, c'est-à-dire la rentabilité des capitaux propres, est déterminée uniquement après impôt. Elle est mesurée par le ratio : résultat de l'exercice / capitaux propres. Par souci de simplification, on utilise les capitaux propres déterminés à la clôture de l'exercice.
7. L'analyse des charges et l'aide à la décision
Les coûts complets ont fait l'objet d'une étude en classe de première. Pour l'analyse de la variabilité des charges en classe terminale, on privilégie l'élaboration de calculs et la réalisation de simulations à l'aide du tableur. Cette analyse s'inscrit dans la perspective de l'aide à la prise de décision et/ ou de l'évaluation de la performance économique de l'entreprise. L'interprétation et les commentaires des résultats constituent une part importante des travaux réalisés.
7. 1. Le comportement des charges en relation avec le niveau d'activité
L'analyse des charges selon le critère de la variabilité offre au gestionnaire de nombreuses possibilités en matière de prévisions et de prises de décision, par exemple :- identifier le seuil de rentabilité ;
- appréhender le risque d'exploitation ;
- faire des prévisions de résultats.
7. 2. L'analyse de la relation coût – volume – profit
L'analyse de la relation coût – volume – profit se limite au contexte de la mono-activité sans variations saisonnières.8. Les prévisions de résultat et de trésorerie
Pour cette étude, on privilégie l'élaboration de calculs et la réalisation de simulations à l'aide du tableur. Les prévisions s'inscrivent dans la perspective de l'aide à la prise de décision. L'interprétation et les commentaires des résultats constituent une part importante des travaux réalisés.
8. 1. La démarche budgétaire
L'étude simplifiée de la démarche budgétaire permet d'illustrer le « cycle » analyse, action et contrôle.
Indications complémentaires
L'étude est limitée :- au rôle des budgets dans le cadre d'un plan d'action ;
- à l'articulation des principaux budgets : budget des ventes, budget de production, budget d'approvisionnement, budget des autres frais, budget des investissements, budget des financements, budget de TVA, budget de trésorerie.
Le budget de TVA ne concerne que le régime des livraisons ou des débits.
8. 2. Le budget de trésorerie
Les budgets traduisent les plans d'action de l'entreprise. Ils permettent de préparer de nombreuses décisions de gestion et de prévoir le résultat d'exploitation.