Orientation
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Après le bac STI (Sciences et technologies industrielles)
Introduction
Quelles études après un bac STI ? L'essentiel sur les filières du supérieur les mieux adaptées aux bacheliers spécialités industrielles. Pour la grande majorité d'entre eux, cap sur des études courtes, en 2 ans après le bac : BTS (brevet de technicien supérieur) ou DUT (diplôme universitaire de technologie). Si ces diplômes permettent de trouver rapidement un emploi, près de 1 diplômé sur 2 poursuit ses études en licence professionnelle ou en école d'ingénieurs.
Munis d'un bon bagage scientifique et technologique, ces bacheliers peuvent envisager des cursus variés. Quelques bacheliers STI s'inscrivent en classes préparatoires où une filière leur est réservée, ou à l'université pour décrocher une licence.
BTS-DUT
Que faire après le bac STI spécialités industrielles ? Pour chaque spécialité, le point sur les BTS et DUT les mieux adaptés. Ces formations, sur 2 ans, recrutent sur dossier scolaire. Elles associent théorie et pratique professionnelle. Objectif : trouver un emploi ou poursuivre des études.
Les BTS (brevets de technicien supérieur)
Près de 60 % des bacheliers STI (sciences et technologies industrielles) préparent un BTS, en lycée ou en école. Il en existe pour chaque spécialité.
• Pour tous les STI spécialités industrielles : ATI (assistance technique d'ingénieur) ; MI (maintenance industrielle) ; technico-commercial…
• Après la spécialité génie civil : agencement de l'environnement architectural ; aménagement finition ; bâtiment ; enveloppe du bâtiment : façades étanchéité ; études et économie de la construction ; géomètre topographe (bon niveau en maths exigé) ; travaux publics…
• Après la spécialité génie des matériaux : industries céramiques ; industries plastiques ; fonderie ; mise en forme des matériaux par forgeage ; traitement des matériaux…
• Après la spécialité génie électronique : CIRA (contrôle industriel et régulation automatique) ; domotique ; industries papetières ; IRIST(1) ; MAI (mécanique et automatismes industriels) ; métiers de l'audiovisuel ; systèmes électroniques…
• Après la spécialité génie électrotechnique : CIRA ; domotique ; électrotechnique ; IRIST ; MAI ; traitement des matériaux…
• Après la spécialité génie énergétique : domotique ; fluides, énergies, environnements…
• Après la spécialité génie mécanique : CPI (conception de produits industriels) ; CRC (conception et réalisation de carrosseries) ; construction navale ; industries papetières… ainsi que les BTS accessibles après la spécialité génie des matériaux. Option productique mécanique : ERO(2) ; industrialisation des produits mécaniques ; aéronautique ; MAI ; agroéquipement ; à signaler également le BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) génie des équipements agricoles. Option bois et matériaux associés : agencement de l'environnement architectural ; charpente-couverture ; productique bois et ameublement ; systèmes constructifs bois et habitat. Option matériaux souples : industrie des matériaux souples ; industries du cuir tannerie mégisserie ; productique textile. Option microtechniques : conception et industrialisation en microtechniques. Option systèmes motorisés : AVA (après-vente automobile) ; maintenance et après-vente des engins de travaux publics et de manutention ; moteurs à combustion interne. Option structures métalliques : constructions métalliques ; ERO ; conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.
• Après la spécialité génie optique : génie optique.
Les DUT (diplômes universitaires de technologie)
Près de 20 % des bacheliers STI s'inscrivent en IUT (institut universitaire de technologie) pour préparer un DUT. Il en existe pour chaque spécialité.
• Pour tous les STI spécialités industrielles : génie industriel et maintenance ; hygiène sécurité environnement ; qualité, logistique industrielle et organisation…
• Après la spécialité génie civil : génie civil.
• Après la spécialité génie des matériaux : chimie option matériaux ; génie du conditionnement et de l'emballage ; science et génie des matériaux.
• Après la spécialité génie électronique : GEII (génie électrique et informatique industrielle) ; mesures physiques ; réseaux et télécommunications ; SRC (services et réseaux de communication)…
• Après la spécialité génie électrotechnique : GEII ; mesures physiques ; réseaux et télécommunications ; SRC…
• Après la spécialité génie énergétique : génie chimique, génie des procédés ; génie thermique et énergie ; mesures physiques.
• Après la spécialité génie mécanique : génie mécanique et productique.
Des diplômes dans le domaine de la santé
Les professions de l'appareillage médical requièrent des compétences en mécanique, en électronique et en travail des matériaux. Elles intéressent donc les bacheliers STI de spécialité industrielle. La formation, spécifique à chaque métier, est assurée dans le cadre de STS (sections de techniciens supérieurs). Elle se déroule sur 2 ans pour l'opticien-lunetier, et sur 3 ans pour le manipulateur radio, le podo-orthésiste et l'orthoprothésiste. Recrutement sur dossier scolaire, voire entretien, selon le profil.
• Pour tous les STI spécialités industrielles, accès au DTS (diplôme de technicien supérieur) imagerie médicale et radiologie thérapeutique.
• Après la spécialité génie mécanique, accès au BTS prothésiste-orthésiste et au BTS podo-orthésiste.
• Après la spécialité génie optique, accès au BTS opticien-lunetier.
Écoles d'ingénieurs
Que faire après un bac STI spécialités industrielles ? Il est possible d'intégrer une école d'ingénieurs après le bac ou à l'issue d'un bac + 2 (classes prépa, BTS, DUT). Recrutement sur concours.
Les écoles d'ingénieurs en 5 ans
Nombre d'écoles d'ingénieurs recrutent des bacheliers STI (sciences et technologies industrielles), sur concours ou sur dossier, pour 5 ans d'études.
Profil des admis. La priorité est donnée aux bacheliers S, mais les bacheliers STI ont leurs chances également.
Quelles écoles ? Il est conseillé de viser les écoles à vocation industrielle, les UT (universités de technologie) ou encore les FIP (formations d'ingénieur en partenariat) qui proposent une formation en alternance école/entreprise. Certaines écoles généralistes, comme les ENI (écoles nationales d'ingénieurs) et les Insa (instituts nationaux des sciences appliquées), intègrent des bacheliers STI munis d'un bon dossier. Les Esitc (écoles supérieures d'ingénieurs des travaux de la construction) de Cachan, de Metz et de Caen ouvrent leurs portes aux bacheliers de spécialité génie civil.
Les écoles d'ingénieurs en 3 ans
Profil des admis. Les écoles en 3 ans recrutent principalement après une prépa scientifique (l'une d'elle étant réservée aux bacheliers STI). Elles proposent aussi des accès (sur concours ou sur dossier) aux titulaires d'un BTS ou d'un DUT, qu'ils soient passés ou non par une prépa ATS (adaptation technicien supérieur, en 1 an post-bac + 2).Université
Que faire après un bac STI spécialités industrielles ? Le point sur les licences (bac + 3) qui conviennent le mieux aux bacheliers STI, très peu nombreux à choisir la fac. Un parcours qui vise ensuite à intégrer un master (bac + 5).
7 % des bacheliers STI (sciences et technologies industrielles) s'inscrivent en licence générale de sciences et technologies, avec un niveau solide en maths. Des mises à niveau sont parfois proposées par les établissements universitaires. Quelle que soit la filière choisie, les études universitaires requièrent une solide culture générale, de la méthodologie et des qualités d'expression en français.
7 % des bacheliers STI (sciences et technologies industrielles) s'inscrivent en licence générale de sciences et technologies, avec un niveau solide en maths. Des mises à niveau sont parfois proposées par les établissements universitaires. Quelle que soit la filière choisie, les études universitaires requièrent une solide culture générale, de la méthodologie et des qualités d'expression en français.
Les licences les plus adaptées aux STI : les licences de sciences et technologies pour l'ingénieur (électronique, automatique, mécanique…) ou de génie des procédés (matériaux) sont les plus adaptées aux bacheliers STI. Dans tous les cursus, prédominance des maths et des sciences physiques.
Les licences de mathématiques, d'informatique et de physique requièrent un niveau scientifique élevé et s'adressent de préférence aux bacheliers S.
Viser une licence pro
Certains bacheliers STI préfèrent rejoindre l'université après avoir validé un BTS ou un DUT, notamment pour poursuivre en licence professionnelle.
Classes prépa
Que faire après un bac STI spécialités industrielles ? Cap sur la classe prépa TSI (technologie et sciences industrielles), réservée aux bacheliers technologiques. Objectif des CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) : préparer, en 2 ans, aux concours d'entrée des écoles d'ingénieurs.
L'accès à la prépa TSI (technologie et sciences industrielles)
Les prépas TSI recrutent principalement des bacheliers STI spécialités industrielles. L'admission se fait sur dossier, avec un bon niveau en maths, en physique, en sciences industrielles, mais aussi en expression écrite, en langues vivantes, des matières présentes aux concours. Ces classes exigent de grandes capacités de travail et un véritable sens de l'organisation.
Les concours des écoles d'ingénieurs
À l'issue des prépas TSI, les élèves se voient attribuer un quota de places dans les écoles d'ingénieurs, ce qui leur laisse de réelles chances d'en intégrer une, au même titre que ceux issus des prépas scientifiques MP (maths-physique), PC (physique-chimie), PSI (physique-sciences de l'ingénieur), PT (physique-technologie). Certaines écoles d'ingénieurs organisent même un concours spécifique pour les TSI.